Communiqué de presse

77% des Suisses disent NON à l'Union européenne

Lors de la votation du dimanche 4 mars 2001, une large majorité de citoyens suisses (77%) se sont opposés à l'initiative constitutionnelle OUI A L'EUROPE, autrement dit à l'UE. La participation a été de 55%; c'est la plus forte enregistrée depuis la consultation sur l'EEE il y a 8 ans.

L'initiative OUI A L'EUROPE proposait une modification de la Constitution faisant obligation au Conseil fédéral d'engager dès maintenant des négociations avec l'UE en vue de l'adhésion de notre pays.

Par son non, le peuple suisse a manifesté son attachement à la neutralité et à l'indépendance de notre pays ainsi que son opposition à l'évolution de l'UE au cours des dernières années.

Tous les cantons ont dit non. Dans 2 d'entre eux (Uri et Appenzell Rhodes-Intérieures), la proportion des non a été de 90%, aux Grisons (où l'on parle surtout le romanche) de 86% et, dans le canton italophone du Tessin, de 84%. Dans la partie francophone de la Suisse, cible privilégiée des promoteurs de l'UE, les résultats ont également été nets: 79% au Valais, 73% dans le canton de Fribourg, 61% dans le canton de Vaud, 59% à Genève, 56% dans le canton du Jura et 56% dans le canton de Neuchâtel.

L'opposition grandissante à l'UE tient notamment au fait que cette dernière devient une structure antidémocratique dominée par l'Internationale socialiste. Les sanctions illégitimes prises à l'encontre de l'Autriche ont ouvert les yeux d'une forte majorité de citoyens suisses. Comme ils entretiennent des contacts étroits avec leur voisine, ils connaissaient bien la réalité démocratique de ce pays si bien qu'ils n'étaient pas disposés à suivre l'argumentation manipulatrice de la Commission de Bruxelles. (Notons au passage que ladite Commission ne possède aucune légitimité démocratique.)

Il y a peu de temps, la Suisse a également été menacée de sanctions. Le Sommet de Nice a consacré l'hégémonie de la France et de l'Allemagne sur tous les autres petits pays européens. Une autre pierre d'achoppement pour les citoyens suisses réside dans le projet de troupe d'intervention, armée de 60'000 soldats de métier qui peut intervenir durant une année dans un rayon de 4000 km. Cet instrument de guerre qui n'a été légitimé démocratiquement par la population d'aucun pays va devenir le bras armé de l'Internationale socialiste. Les régions dans lesquelles il pourrait intervenir sont les Balkans, le Proche-Orient et l'Afrique. Mais sont également visés les pays de l'UE qui s'opposeraient à la politique impérialiste de l'axe Paris-Berlin.

Le Comité fédéral pour une Suisse souveraine, neutre et démocratique appelle tous les pays du monde à respecter l'indépendance de la Suisse et à contribuer à la sauvegarde de sa neutralité et de sa souveraineté. C'est seulement ainsi qu'elle pourra poursuivre sa politique active en faveur de la paix, offrir un terrain neutre pour des négociations de paix et favoriser l'uvre humanitaire de la Croix-Rouge. C'est seulement ainsi qu'elle continuera à être un modèle de coexistence pacifique de différentes langues, religions et mentalités sur la base de la démocratie directe.




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On 28 Apr 2001, 10:04.